Fort Boyard : mise en garde du CSA à propos de l’épreuve de « l’asile »





Fort Boyard, actu. Si vous n’étiez pas au courant, l’une des nouvelles épreuves de Fort Boyard a suscité la polémique cet été : celle de « l’asile » rebaptisée ensuite « La cellule capitonnée ».

Cette nouvelle épreuve a été décrite comme suit : Un candidat est envoyé dans l’asile du Fort où il devra se secouer, se contorsionner pour remporter la clé. Mais ce n’est pas chose aisée lorsque l’on est doté d’une camisole de force.

© Adventure Line Productions

Et alors que l’émission se veut bon enfant et n’a pour objectif que de venir en aide à des associations, nombreux sont à avoir été choqués par cette nouvelle cellule. Cela a notamment été le cas de parents d’enfants atteints de troubles psychiques.

Un collectif de lutte contre la stigmatisation de la schizophrénie et l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et handicapés psychiques (Unafam) ont même choisi de déposer plainte pour « injures publiques » et « discrimination » (source)


Fort Boyard : réaction du CSA

Et le CSA dans tout ça ? Il a adressé une mise en garde à France Télévisions l’invitant à respecter l’article 36 de son cahier des charges selon lequel le groupe « veille au respect de la personne humaine et de sa dignité. Elle contribue, à travers ses programmes et son traitement de l’information et des problèmes de société, à la lutte contre les discriminations et les exclusions de toutes sortes ».

Et même si le CSA a noté que l’épreuve litigieuse – diffusée pour la première fois le 24 juin dernier – avait été renommée « La cellule capitonnée » et qu’un nouveau travail de montage avait bien été effectué, il a regretté la diffusion d’une telle épreuve dans une “émission familiale et emblématique du service public”.

Pour les sages du CSA, cette séquence aest caricaturale et stigmatisante à l’égard des personnes souffrant de troubles psychiatriques ou psychiques, ce qui porte donc atteinte aux dispositions précitées du cahier des charges de France Télévisions.

C’est pourquoi ils ont demandé aux responsables de France Télévisions : de veiller à mieux respecter leurs obligations en matière de respect des droits et libertés  tout en les mettant en garde contre le renouvellement de telles pratiques.

Crédit/source : CSA