Près d’un Français sur deux préfère se priver de sexe que de smartphone






Unsplash/Pixabay/ CC0 Public Domain

Le smartphone et ses dérives… C’est un fait, les Français ne savent plus se passer de leur smartphone. Ils l’utilisent partout, tout le temps : pour téléphoner bien sûr, pour envoyer des SMS, pour se connecter aux réseaux sociaux, pour surfer sur le web mais aussi pour écouter de la musique. Bref le smartphone fait désormais partie de notre quotidien, un peu trop peut-être. Il est devenu en quelques années le centre névralgique de nos journées..

C’est ce qui ressort du premier Observatoire des pratiques numériques des Français de Bouygues Télécom, un observatoire qui nous réserve bien des surprises…

Smartphone : comment les Français l’utilisent

Les Français se connectent 1h30 par jour en moyenne à leur smartphone et les moins de 25 ans plus de 3h. A la maison, dans les transports, la rue, le bureau, les personnes interrogées avouent l’utiliser partout et presque tout le temps : ainsi, ils sont 26% à rester connectés pendant les repas de famille.

La majorité de la population s’en sert encore pour téléphoner et envoyer des SMS. Mais, pour une grande partie des Français le mobile est devenu un « tout-en-un » aux usages multiples : 73% s’en servent pour consulter les réseaux sociaux, 59% pour effectuer des achats, 49% pour regarder la télévision et jouer en ligne.

Dur de lâcher son smartphone. Près d’un Français sur deux n’éteint jamais son smartphone et seulement un tiers des interrogés l’éteint chaque soir avant de dormir. Quitte à choisir, on préférera se passer d’alcool (79%), de sport (65%), ou de café (61%) voire de sexe (41%) plutôt que de smartphone.

Au global, les Français estiment que l’Internet sur smartphone est une bonne chose pour la société et 73% d’entre eux se disent technophiles. Ils n’en restent pas moins prudents et aspirent à trouver des moments de déconnexion (45%).

Au-delà de ces résultats, l’Observatoire Bouygues Telecom des pratiques numériques des Français fera, chaque année un zoom sur un sujet ou un thème spécifique. Pour cette première édition, Bouygues Telecom a souhaité interroger des jeunes adolescents de 12-14 ans, souvent primo-utilisateurs du smartphone et avec des habitudes de consommation spécifiques.

Les 12-14 ans : débutants et déjà experts

11 ans et demi : c’est l’âge moyen d’obtention du premier smartphone.
La grande majorité des préadolescents est aujourd’hui équipée et tous veulent la même chose : rester connecté. D’où l’importance de la connexion au Wifi à la maison pour 98% d’entre eux mais aussi chez leurs copains et dans les lieux publics puisque seulement un tiers d’entre eux bénéficie d’un forfait illimité.

Comme leurs aînés, ils utilisent les fonctions basiques de leur smartphone. Mais celui-ci fait également office de console de jeux et remplace la télévision pour 70% des pré-adolescents interrogés qui préfèrent regarder des vidéos, films et séries sur leur mobile. Facteur de sociabilité par excellence, les 12-14 ans utilisent avant tout Facebook et YouTube, juste avant Snapchat.

S’ils ne se sentent pas accros, deux pré-adolescents sur trois se disent prêts à être privés de sortie plutôt que de smartphone. Leurs parents pensent au contraire qu’ils passent trop de temps connectés, conduisant 52% à fixer des règles à leurs enfants : pas de smartphone au collège, à table ou le soir.

Les pré-adolescents ne sont pourtant pas naïfs : 93% affirment avoir déjà parlé avec leurs parents des potentiels dangers d’Internet et des précautions qui s’imposent. Mais le contrôle parental n’est installé que sur 16% des smartphones des 12-14 ans.



Une conclusion s’impose : si plus personne ne peut se passer de son smartphone, les plus jeunes deviennent très vite accros, au risque de transformer cet outil en objet potentiellement conflictuel et addictif. Bouygues Telecom se veut un opérateur responsable, capable tout à la fois de faire aimer la technologie et de la rendre accessible au plus grand monde, tout en encourageant les pratiques responsables auprès de chacun de ses clients.

Fort de ce constat et conscient de sa responsabilité, Bouygues Telecom a décidé de mobiliser ses équipes marketing pour réfléchir à un meilleur accompagnement des familles sur ces sujets. Dans cette optique, l’opérateur a fait appel à Serge Tisseron1, psychiatre, créateur des balises 3-6-9-12 et membre de l’Académie des Technologies, pour aider l’entreprise à avancer rapidement sur le sujet de la responsabilité numérique et s’assurer que les mesures prises seront parfaitement adaptées aux publics visés.

Résultats complets de cet observatoire en cliquant ICI (document PDF)

Musique sur smartphone : attention aux oreilles

Il y a quelques mois l’association JNA a révélé les résultats de la dernière Enquête nationale JNA-Ifop 2017 sur l’usage des smartphones et leur impact sur notre santé auditive.

Et cette enquête démontre que le smartphone est le principal support d’écoute, parfois avec un volume sonore élevé.

Dans cette enquête, plusieurs thèmes importants sont abordés comme la durée d’écoute, le niveau du volume sonore, la différence dans les pratiques entre les plus jeunes et les moins jeunes et aussi le rôle des Pouvoirs Publics…

Réalisée dans le cadre de la 20e édition de la Journée Nationale de l’Audition du 9 mars, l’enquête « Le Smartphone : ami ou ennemi de notre santé auditive ? » commanditée par l’association JNA à l’institut IFOP pointe que c’est au sein de la population des 15-17 ans que les modes d’utilisation des smartphones sont les plus inquiétantes pour leur audition.

C’est ainsi une véritable alerte à vigilance que lancent les experts de la JNA.

Sur les 1 200 individus âgés de 15 ans et plus interrogés, les scores sont généralement les plus élevés au sein de la strate d’âge des 15 à 17 ans. Si 88% du panel est équipé de smartphone, 100% des adolescents âgés de 15 à 17 ans en détiennent un. C’est d’ailleurs le principal support d’écoute de musique pour les jeunes (alors que le PC est privilégié par les plus de 35 ans).

C’est pourquoi les smartphones, premier support des jeunes pour écouter de la musique, va impacter la santé auditive des prochaines générations.

Il ressort d’abord de cette enquête que nos ados sont accros à leur smartphone puisque 9 jeunes sur 10 de moins de 24 ans l’utilisent plus d’une heure par jour (1 sur 2 sur l’ensemble de la population).

En ce qui concerne la durée d’écoute quotidienne de musique sur smartphone, notez qu’elle est supérieure à 1 heure chez 71% des 15-17 ans et supérieure à 2 heures chez 25% d’entre-eux.

Et ce qui ce pose problème c’est que 65% des jeunes utilisent des oreillettes. Et cette introduction d’oreillettes dans le creux du conduit auditif augmente la dangerosité d’autant que 26% reconnaissent écouter la musique avec un volume sonore élevé.

Retenez également qu’un jeune sur 3 n’a pas conscience des risques et que 4 sur 10 a déjà ressenti des acouphènes à la suite d’une écoute prolongée de musique (sifflements et/ou bourdonnements dans les oreilles)

Cette enquête a été réalisée sur un panel de 1200 individus âgés de 15 ans et plus.

Découvrir l’intégralité des résultats de l’enquête EN CLIQUANT ICI


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