L’exploit historique de Moïse Kouamé à Roland Garros continue de faire parler… mais cette fois, c’est une polémique qui agite le tournoi parisien.
Battu au terme d’un énorme combat en cinq sets par le jeune Français sur le court Suzanne-Lenglen, le Paraguayen Daniel Vallejo a vivement critiqué l’arbitrage après la rencontre, visant directement l’arbitre brésilienne Ana Carvalho.
Dans des déclarations accordées au magazine Clay, le joueur paraguayen a estimé que l’arbitrage n’avait pas suffisamment recadré le public français, particulièrement bouillant durant le cinquième set.
« Ce genre de match doit être arbitré par un homme, c’est très difficile pour une femme », a-t-il déclaré après la rencontre.
Daniel Vallejo a ensuite insisté sur la pression exercée selon lui par les spectateurs du Suzanne-Lenglen : « Il faut un homme pour arbitrer, car le public est très exigeant et il faut beaucoup de force pour affronter la foule. »
Le joueur paraguayen a également qualifié l’ambiance du court parisien « d’excessive », estimant que le soutien massif du public envers Moïse Kouamé avait dépassé certaines limites pendant les moments clés du match.
Des propos rapidement jugés misogynes sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont pris la défense d’Ana Carvalho. Plusieurs observateurs ont notamment rappelé que l’arbitre brésilienne avait au contraire été saluée pendant la rencontre pour son calme et sa gestion d’un match extrêmement tendu physiquement et émotionnellement.
Durant la partie, Ana Carvalho avait même marqué les esprits en descendant de sa chaise pour venir aider Moïse Kouamé, épuisé après une chute au cœur du cinquième set. Une séquence devenue virale et largement applaudie par le public.
Pour l’instant, Roland-Garros et la Fédération internationale de tennis n’ont pas réagi officiellement aux déclarations de Daniel Vallejo.
À seulement 17 ans, Moïse Kouamé poursuit quant à lui son incroyable parcours Porte d’Auteuil après être devenu le plus jeune joueur à atteindre le troisième tour d’un Grand Chelem depuis Rafael Nadal à Wimbledon en 2003.