C dans l’air du 15 septembre 2026, invités et sommaire – Ce mardi et comme chaque soir sur France 5, Caroline Roux vous donne rendez-vous pour un nouveau numéro inédit de « C dans l’air ». Quels sont les invités et le sommaire de l’émission aujourd’hui ? On vous dit tout.
Rendez-vous dès 17h25 sur France 5 ou sur france.tv pour le replay.
C dans l’air du 15 septembre 2026 : invités et le sommaire
⬛ C dans l’air l’invité : invité non communiqué
⬛ Bab el-Mandeb : autre détroit, même piège
C’est une nouvelle menace qui pèse sur l’économie mondiale. Après le détroit d’Ormuz, la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis, alliés de l’Iran, fait craindre une nouvelle flambée des prix sur les marchés des hydrocarbures.
Ce passage maritime joue en effet un rôle stratégique. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Arabie saoudite y faisait transiter une partie de ses exportations de pétrole. Mais l’enjeu dépasse largement le seul marché de l’or noir. Bab el-Mandeb constitue la porte d’entrée méridionale de la mer Rouge et donne ainsi accès au canal de Suez.
Pétrole, gaz, conteneurs, automobiles, vêtements, engrais, céréales, composants électroniques… Une part considérable des marchandises échangées entre l’Asie et l’Europe emprunte cette voie maritime. En temps normal, environ 12 % du commerce mondial transite par le canal de Suez et la mer Rouge. Pour les grands porte-conteneurs, cette proportion atteint même près de 30 %. Une fermeture de Bab el-Mandeb pourrait donc provoquer un choc majeur sur l’économie mondiale. Le Qatar a d’ailleurs averti ce mardi de conséquences potentiellement « catastrophiques ».
Cette alerte intervient alors que les tensions militaires s’intensifient au Yémen. Ces derniers jours, les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont atteint la ville yéménite de Dhubab et pris le contrôle de l’île de Perim, située au cœur du passage maritime. Pour l’heure, les Houthis se veulent rassurants et assurent que la navigation reste possible, à l’exception des navires saoudiens et israéliens.
Mais qu’adviendrait-il si le détroit était réellement bloqué ? Les navires n’auraient alors d’autre choix que de contourner l’Afrique. Un détour considérable, qui allongerait fortement les trajets et entraînerait surtout une hausse importante des coûts de transport des marchandises.
Entre la paralysie du détroit d’Ormuz et la prise de contrôle par les Houthis d’une large partie du littoral yéménite de la mer Rouge, les approvisionnements en pétrole deviennent de plus en plus complexes. Après avoir joué au yo-yo ces derniers jours, le cours du baril a de nouveau fortement augmenté.
La situation est particulièrement sensible aux États-Unis, où la colère gronde à l’approche des élections de mi-mandat. Dans ce contexte, Donald Trump a refusé de lancer des frappes contre les rebelles yéménites, comme le lui demandait son allié saoudien. Le président américain a en revanche demandé à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’« arrêter » les attaques contre les raffineries de diesel en Russie, estimant qu’elles contribuent à provoquer une « pénurie ».
En France aussi, la grogne gagne du terrain. Une cinquantaine de pêcheurs ont bloqué ce mardi, jusqu’en milieu de matinée, les accès à un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer afin de protester contre la hausse de leurs coûts d’exploitation. L’augmentation des prix du carburant fragilise désormais de nombreux secteurs.
Sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation contre la vie chère se multiplient également dans plusieurs villes françaises. Certains vont jusqu’à réclamer le retour des Gilets jaunes dès le mois d’octobre.
Invités :
invités non communiqués
Retrouvez un nouveau numéro inédit de « C dans l’air » ce mardi 15 septembre 2026 à 17h40 sur France 5. Rediffusion à 23h55.