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Patrick Bruel a finalement décidé de renoncer à sa tournée « Alors regarde 35 ». Ce mardi 1er septembre 2026, le chanteur a annoncé l’annulation de l’ensemble de ses concerts prévus à partir du mois d’octobre. Une décision qui intervient après plusieurs mois de pression, alors que les plaintes visant l’artiste se sont multipliées et que de nombreux maires avaient publiquement demandé l’annulation de ses concerts.

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Dans un long message publié sur Instagram, Patrick Bruel explique avoir longtemps souhaité maintenir cette tournée, qui devait débuter le 2 octobre et célébrer les 35 ans de son album Alors regarde. « Si j’ai voulu jusqu’ici la maintenir, ce n’était ni un défi, ni une provocation », écrit-il, assurant qu’il voulait simplement « monter sur scène » et exercer son métier. Plus de 150 000 spectateurs étaient attendus pour ces rendez-vous. Mais au fil des semaines, le contexte est devenu de plus en plus difficile pour le chanteur.
Plusieurs dizaines de plaintes contre Patrick Bruel
Depuis plusieurs mois, Patrick Bruel fait face à de nombreuses accusations de violences sexuelles. Le dossier judiciaire a considérablement pris de l’ampleur au printemps et à l’été 2026. En juin, après 48 heures de garde à vue, le chanteur a été mis en examen dans quatre affaires, notamment pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Il a également été placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers.
Depuis, de nouvelles plaintes ont encore été déposées. À la fin du mois d’août, 32 plaintes étaient évoquées publiquement. Le Monde rapportait notamment le 19 août une nouvelle plainte pour tentative de viol, présentée comme la neuvième déposée depuis sa mise en examen.
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Patrick Bruel conteste les accusations portées contre lui et reste présumé innocent. Dans son message publié ce mardi, il réaffirme d’ailleurs avec force son intention de se défendre : « Je me défendrai, je me battrai pour que mon innocence soit reconnue. »
Des maires de plus en plus nombreux à s’opposer à sa venue
Parallèlement au volet judiciaire, la tournée a fait face à une importante fronde politique et locale. Dès le mois de mai, plusieurs maires, parmi lesquels ceux de Paris, Marseille et Montpellier, avaient demandé au chanteur de renoncer à certains concerts, estimant que la justice devait pouvoir travailler sereinement.
La contestation s’est ensuite amplifiée à l’approche de la tournée. Une quinzaine de maires avaient pris position contre la venue de Patrick Bruel dans leur ville, notamment à Montpellier, Amiens, Strasbourg, Dijon ou encore Chartres.
À Chartres, le maire Ladislas Vergne avait même déclaré que Patrick Bruel « n’était pas le bienvenu » dans la ville. À Strasbourg, la maire Catherine Trautmann avait estimé qu’au regard « du nombre de plaintes et de la gravité des faits dénoncés », le retrait de l’artiste apparaissait nécessaire.
Tous les élus n’étaient toutefois pas sur la même ligne. À Orléans, par exemple, le maire Serge Grouard avait défendu le maintien du concert, rappelant notamment que la justice n’avait pas interdit à Patrick Bruel de se produire sur scène.
« Je refuse de leur faire courir le moindre risque »
C’est justement cette situation que Patrick Bruel évoque dans son message. Le chanteur explique que sa tournée est désormais devenue « l’incarnation d’un débat qui la dépasse ». Il affirme surtout ne pas vouloir exposer son public et les équipes travaillant sur les concerts au climat de tension qui s’est installé : « Je refuse que le public et les équipes soient pris à partie (…) Et surtout, je refuse de leur faire courir le moindre risque. »
Avant de résumer sa décision en quelques mots : « Alors je fais le choix de l’apaisement. »
Patrick Bruel assure néanmoins que cette annulation ne constitue pas un renoncement à sa défense. « La justice dira la vérité de ces affaires », écrit-il, tout en affirmant qu’il ne laissera pas passer ce qu’il considère comme des accusations fausses.
Après avoir déjà annulé sa tournée des festivals de l’été dans un contexte similaire, le chanteur tire donc cette fois un trait sur l’intégralité de sa tournée d’automne, alors que des dizaines de milliers de fans avaient acheté leurs billets.
Une décision présentée par Patrick Bruel comme un choix d’apaisement, mais qui intervient clairement après des mois de pression autour des accusations dont il fait l’objet et de l’opposition croissante de plusieurs élus à ses concerts.




