Françoise Hardy: diminuée par la maladie….

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© Edition des Equateurs

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C’est à l’occasion de la sortie de son essai « Avis non autorisés » (il est paru aux éditions « Equateurs »), la chanteuse française François Hardy est sortie de sa réserve en accordant plusieurs interviews à la presse. Si elle y évoque bien sûr son livre, elle s’est aussi confiée sur ses problèmes de santé.


«J’ai été diagnostiquée d’un lymphome il y a plus de dix ans de cela. Mais c’est surtout depuis trois ans que mes symptômes se sont aggravés » a t-elle notamment déclaré au Figaro  avant de confier qu’elle avait beaucoup de difficultés à marcher et qu’elle était très handicapée par la maladie.

Dans Paris Match, Françoise Hardy va plus loin encore en évoquant la vieillesse ou « l’insupportable déchéance du corps ». « Non seulement il fonctionne moins bien, mais il se déforme. Personne ne peut nier les difficultés motrices ni les pertes de mémoire du troisième âge » a t-elle expliqué.

Présentation du livre par l’éditeur : Parce que son cœur n’est pas en silex, Françoise Hardy met le feu quand elle passe au crible notre société contemporaine. Dans un livre composé de messages personnels, elle évoque sans concession la vieillesse, sa vieillesse, la décrépitude des corps… Elle qui a été l’icône androgyne et longiligne des sixties. Il faut avoir un courage d’écrivain pour se confronter ainsi à son propre corps. Dans une époque qui se refuse à vieillir, elle convoque la belle figure voltairienne d’Emmanuel Berl, avec qui elle s’est souvent entretenue pour raconter sa souffrance, la maladie, le parcours du combattant auprès des médecins et parfois de charlatans en tout genre. Michel Leiris a écrit L’Âge d’homme et comparé la littérature à la tauromachie. Ici Françoise Hardy nous livre l’âge d’une femme et encorne tout ce qui la révulse aujourd’hui : les mensonges, religieux ou politiques, les idéologies, le sectarisme et le spectaculaire. Elle y avoue aussi son admiration pour certains hommes publics comme Michel Rocard, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Hubert Védrine, ou parle de ses rencontres avec ces hommes qui semblent échapper aux partis politiques, déquille ceux qui l’agacent comme Cécile Duflot ou François Hollande. Mais ce livre est aussi une déclaration d’amour à la littérature, aux écrivains qu’elles aiment comme Stefan Zweig, Scott Fitzgerald, Modiano –; drôlerie d’un dîner avec le récent prix Nobel de littérature qui ne parvient pas à déboucher une bouteille de vin –;ou Michel Houellebecq, admirateur de ses chansons. Bien évidemment sa passion pour l’astrologie et la spiritualité imprègne ce livre où se mêlent souvenirs personnels avec chanteurs, couturiers, idoles des sixties et digressions sur l’économie et la politique. Apparaît ici toute la sensibilité à fleur de peau d’une artiste qui préfère la solitude, la beauté, à la foire aux vanités.


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