Publicité
La polémique n’est pas restée sans conséquence. Quelques jours après ses déclarations controversées visant l’arbitre brésilienne Ana Carvalho, le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo a été lourdement sanctionné par les organisateurs de Roland Garros.

Publicité
La directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, a annoncé ce lundi que le joueur paraguayen écopait d’une amende de 65.000 dollars, soit environ la moitié des gains qu’il a remportés lors de cette édition 2026 de Roland-Garros.
Cette sanction fait suite aux propos tenus par Vallejo après sa défaite au deuxième tour face au Français Moïse Kouamé au terme d’un combat de près de cinq heures sur le court Suzanne-Lenglen. Le Paraguayen avait alors estimé que ce type de rencontre « devait être arbitré par un homme », reprochant à la juge de chaise brésilienne Ana Carvalho de ne pas avoir suffisamment maîtrisé un public largement acquis à la cause du jeune Français.
Face à la polémique suscitée par ces déclarations, Roland-Garros et la Fédération française de tennis ont rapidement condamné ces propos. « C’est clairement quelque chose qui n’est pas acceptable pour nous, pour le tournoi, pour la Fédération même au-delà du tournoi. Ce genre de propos n’a pas sa place ici », a déclaré Amélie Mauresmo lors d’un point presse organisé ce lundi.
Publicité
Le joueur paraguayen avait depuis tenté d’éteindre l’incendie en publiant un message dans lequel il assurait respecter les arbitres et leur travail. Une mise au point qui n’a toutefois pas empêché les organisateurs de prononcer une sanction exemplaire.
Selon plusieurs médias internationaux, il s’agirait de l’une des plus lourdes amendes infligées à un joueur à Roland-Garros pour des propos jugés discriminatoires ou contraires aux valeurs du tournoi.
Cette affaire vient ternir le bon parcours réalisé par Vallejo à Paris. Le Paraguayen avait notamment atteint le deuxième tour avant de céder face à la sensation française Moïse Kouamé, 17 ans, dans l’un des matchs les plus marquants du début de quinzaine.




