13h15 le dimanche du 20 septembre 2026 : au sommaire aujourd’hui


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13h15 le dimanche du 20 septembre 2026 : le sommaire aujourd’hui – Nouveau numéro de « 13h15 le dimanche » cet après-midi avec Laurent Delahousse. On vous propose dès maintenant de découvrir ce qui vous attend aujourd’hui avec la série « L’affaire Gabrielle Russier ».


Rendez-vous dès 13h15 sur France 2 ou sur france.tv pour le replay.

13h15 le dimanche du 20 septembre 2026 : au sommaire aujourd'hui
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« 13h15 le dimanche » du 20 septembre 2026 : le sommaire

Dans le tumulte de Mai-68, une professeure de lettres de 31 ans et son élève de 16 ans revendiquent le droit de vivre leur amour. Une relation qui suscite rapidement la polémique avant de prendre une tournure judiciaire. Poursuivie en justice, Gabrielle Russier finira par mettre fin à ses jours. Retour sur une histoire d’amour devenue l’une des affaires les plus marquantes de la fin des années 1960.

À la fin des années 1960, à Marseille, Gabrielle Russier, professeure de lettres âgée de 31 ans, s’éprend de Christian Rossi, l’un de ses élèves, alors âgé de 16 ans. Leur relation débute dans le contexte particulièrement agité de Mai-68, alors qu’une partie de la jeunesse aspire à bouleverser les codes de la société et revendique davantage de liberté dans sa manière d’aimer et de vivre.


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L’enseignante et son élève assument leur relation et ne cherchent pas à la dissimuler. Mais celle-ci provoque rapidement l’incompréhension, puis l’hostilité d’une partie de l’entourage de Christian, notamment de ses parents, qui souhaitent mettre un terme à cette histoire. Ils déposent alors une plainte contre Gabrielle Russier pour « détournement de mineur ».

Pour la jeune professeure commence alors un véritable engrenage judiciaire. Placée en détention provisoire, puis renvoyée devant la justice, elle doit affronter une succession d’épreuves qui la fragilisent profondément. Le 1er septembre 1969, Gabrielle Russier met fin à ses jours.

Sa mort provoque une immense émotion et relance le débat sur cette affaire. Le président de la République Georges Pompidou rompt même avec la traditionnelle réserve présidentielle en évoquant publiquement son destin. Plusieurs artistes, parmi lesquels Charles Aznavour, Serge Reggiani et Annie Girardot, contribuent également à faire de Gabrielle Russier un symbole.

Près de soixante ans plus tard, comment regarder cette histoire à l’aune des évolutions de la société et des notions de consentement et d’emprise, désormais au cœur des réflexions sur les relations entre adultes et mineurs ?

Ni à charge ni à décharge, cette série documentaire réunit historiens, écrivains et spécialistes du droit afin de revenir sur cette affaire avec le recul nécessaire. Tous tentent d’en éclairer les différentes dimensions et de comprendre pourquoi cette histoire, qui a profondément divisé à l’époque, continue encore aujourd’hui à susciter des interrogations.

La rencontre

En septembre 1967, Gabrielle Russier fait sa première rentrée scolaire en tant que professeure de lettres au lycée Nord de Marseille. Âgée de 31 ans, cette enseignante passionnée de littérature se distingue par sa proximité avec ses élèves et sa capacité à nouer avec eux une relation particulière.

Lorsque Mai-68 éclate quelques mois plus tard, Gabrielle prend part aux manifestations. C’est dans cette période de bouleversements sociaux et de remise en question des conventions qu’elle se rapproche progressivement de Christian Rossi, l’un de ses élèves de seconde.

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