Envoyé Spécial du 8 janvier 2026 – Ce jeudi soir à la télé, Elise Lucet vous donne rendez-vous à 21h10 pour un nouveau numéro inédit du magazine « Envoyé Spécial ». On vous propose de découvrir le sommaire de ce qui vous attend ce soir.
A découvrir dès 21h10 sur la chaîne, mais aussi en avant-première et en replay sur France.TV.
Envoyé Spécial du 8 janvier 2026 : les reportages
Syndics de copropriété : gare aux abus
Près d’un tiers des Français vivent dans un logement géré par un syndic de copropriété, soit environ 10 millions d’habitations. Chargé de la gestion quotidienne des immeubles — collecte des charges, organisation des travaux, paiement des prestataires — ce secteur, qui génère des milliards d’euros, est régulièrement pointé du doigt pour des dérives allant de la mauvaise gestion à la fraude. À Nancy, Géraldine et Stéphanie dénoncent l’inaction de leurs deux anciens syndics face à des fuites de toiture persistantes depuis plus de six ans, laissant leur immeuble se dégrader dangereusement. À Vittel, dans les Vosges, des habitants vivent depuis un an et demi dans un bâtiment à la façade éventrée, les travaux de rénovation énergétique ayant été stoppés brutalement faute de fonds, qu’ils imputent à leur ancien syndic. En région parisienne, des centaines de copropriétaires accusent également leur ancien gestionnaire de détournement de fonds, pour plusieurs millions d’euros sur plusieurs années, et ont déposé plainte pour abus de confiance. Face à ces dérives, Envoyé spécial s’est penché sur les alternatives du secteur, notamment les « néo-syndics » misant sur le numérique pour promettre transparence et réactivité, ainsi que sur les copropriétaires ayant choisi de devenir syndics bénévoles afin de reprendre la main sur les comptes et la gestion de leur immeuble.
Ils refusent de payer pour leurs parents
En France, l’obligation alimentaire prévue par l’article 205 du Code civil contraint les enfants à subvenir aux besoins essentiels de leurs parents, une règle qui ressurgit souvent lors de l’entrée en Ehpad, lorsque les retraites ne suffisent plus à couvrir des frais mensuels de 2 500 à 3 000 euros. Pour certains, cette obligation ravive des traumatismes profonds. Régis, 54 ans, sommé de participer au financement de l’Ehpad de sa mère qu’il n’a plus vue depuis l’enfance, se retrouve confronté à un passé marqué par l’abandon et les violences familiales. La seule possibilité d’échapper à cette contrainte est de démontrer une défaillance grave du parent, une démarche complexe et éprouvante. C’est le combat mené par Virginie, Estelle et Mélanie, qui refusent de payer pour un père absent depuis trente ans après des violences conjugales, et doivent aujourd’hui rassembler jugements, témoignages et souvenirs précis pour prouver les manquements qui ont marqué leur enfance.