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Envoyé Spécial du 9 avril 2026 – Ce jeudi soir à la télé, Elise Lucet vous donne rendez-vous à 21h10 pour un nouveau numéro inédit du magazine « Envoyé Spécial ». On vous propose de découvrir le sommaire de ce qui vous attend ce soir.
A découvrir dès 21h10 sur la chaîne, mais aussi en avant-première et en replay sur France.TV.

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Envoyé Spécial du 9 avril 2026 : les reportages
🏠 Les nouveaux visages du ménage
Vous avez peut-être remarqué ces affiches mettant en scène des hommes et des femmes de ménage comme de véritables vedettes, à l’image de Jacqueline jouant son propre rôle dans une publicité pour une entreprise d’aide à domicile. Ces visages incarnent une nouvelle image d’un métier longtemps dévalorisé, mais qui attire désormais des vocations et même des reconversions. À 28 ans, Glawdys a ainsi quitté son poste de responsable dans une boutique de donuts pour devenir femme de ménage en CDI : avec 2 000 euros mensuels, elle gagne mieux sa vie tout en maîtrisant son emploi du temps. Porté par les aides de l’État, qui réduisent de moitié le coût pour les particuliers, le secteur connaît une forte croissance (+7 % l’an dernier) et n’est plus réservé aux plus aisés. La demande est telle que certaines professionnelles lancent leur micro-entreprise, tandis que les réseaux sociaux regorgent d’annonces pour ces services, notamment dans les locations touristiques. Pourtant, derrière cette réussite affichée se cache une réalité plus fragile : l’essor des plateformes a fait émerger un marché du ménage ultra-flexible, souvent précaire, voire illégal, sans contrat ni protection sociale. Tetiana et Oksana en ont fait l’amère expérience en travaillant pour un sous-traitant lié à une plateforme touristique, au point de porter plainte contre leur ancien employeur. Entre valorisation du métier et dérives liées à son ubérisation, le secteur est en pleine mutation, oscillant entre reconnaissance et exploitation.
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🌆 Dubaï, la fin du rêve ?
Pendant des décennies, les Émirats arabes unis ont entretenu l’image d’un havre de sécurité et de prospérité, attirant touristes, entrepreneurs et expatriés du monde entier. Mais le 28 février, tout a basculé : entraînée malgré elle dans un conflit, la région a vu Dubaï passer en quelques heures du rêve au cauchemar. Le bilan est lourd, avec 8 morts, des centaines de missiles et plus de 2 000 drones interceptés depuis le début de la guerre en Iran. Face à cette situation, les touristes ont fui et de nombreux résidents ont quitté le pays. Ceux qui restent s’interrogent : s’agit-il d’une simple parenthèse ou d’un tournant durable ? Alexandre, installé depuis 20 ans et fondateur d’une agence de mannequins, s’apprête à voir partir sa femme et son jeune fils, le temps que la situation se stabilise, et envisage même de vendre son entreprise pour rentrer en Europe. À l’inverse, Guillaume, à la tête de la plus grande agence immobilière francophone avec 35 salariés, reste confiant et parie sur la résilience de Dubaï. Pour d’autres, comme Wassim, guide, ou Naveed, chauffeur, la réalité est plus difficile : privés de clients, ils vivent sur leurs économies en espérant un retour rapide des voyageurs, tout en redoutant une prolongation du conflit.




