L’argent public ne finance les gros cachets des acteurs



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Crédits photo : PR Photos
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Non ce n’est pas l’argent public qui finance les cachets parfois exorbitants de certains acteurs français. C’est Aurélie Filippetti, notre ministre de la culture, qui le clame haut et fort dans un entretien accordé au journal « Le Monde ».


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La ministre tenait ainsi à réagir à la virulente et assassine tribune de Vincent Maraval qui a été publiée dans les colonnes du Monde à la fin du mois de décembre.

Pour ceux qui auraient loupé quelque chose,  ce dernier a notamment dénoncé un cinéma français bien trop cher qui selon lui repose sur une économie de plus en plus subventionnée, un « système d’aide qui ne profite qu’à une minorité de parvenus ».

Affirmant que le cinéma français perdait de l’argent, même avec ses plus gros succès, il a dénoncé les salaires mirobolants de certaines stars du cinéma français, et ce malgré les échecs successifs de leurs derniers films.


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Parmi les artites visés Dany Boon, Vincent Cassel, Jean Reno, Marion Cotillard, Gad Elmaleh, Guillaume Canet, Audrey Tautou ou bien encore Léa Seydoux.

Des propos plutôt virulents qui ont surpris la Ministre. Au Monde elle s’est dit surprise par la violence de la charge d’autant que l’attaque vient d’un professionnel du secteur et qu’elle apporte de l’eau au moulin de ceux qui critiquent le cinéma français et son système de financement.

Bien décidée à les défendre, la Ministre a déclaré « Ce n’est pas l’argent public qui sert à financer ces cachets. Le système de régulation permet au contraire de soutenir prioritairement les films de la diversité ».

Et de préciser que ces cachets supérieurs à un million d’euros concernent dix films par an…  « des films à gros budget pour lesquels les aides du CNC sont marginales car dégressives, et qui sont financés par des chaînes de télévision ».

Ce système Aurélie Filippetti n’a pas l’intention de le changer. Elle souhaite suivre cette logique même si elle reconnaît que des adaptations seront nécessaires notamment en raison de l’arrivée des télés connectées et du pôle grandissant d’Internet.

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