Pierre Arditi : « Un an, c’est rien pour traiter des problèmes actuels »



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Crédit photo :Storybox photo/Europe 1

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Pierre Arditi était l’invité de Bruce Toussaint ce matin à 7h45 dans « Europe 1 Matin ». L’occasion pour lui d’évoquer la première année du quinquennat de François Hollande dont la côte de popularité est en chute libre dans les sondages. Le Président actuel vient d’ailleurs de battre un record d’impopularité sous la Veme république .


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Le comédien français est également venu évoquer la sortie de son nouveau film « La fleur de l’âge » qui sort ce mercredi 1er mai sur les écrans français.

A propos des chiffres du chômage

« Ca m’inspire malheureusement et pour le moment une formidable impuissance à régler un problème majeur et qui débouche sur toute une série de discours pas écoutables. D’une part, parce qu’ils viennent de gens qui étaient au pouvoir pendant dix ans et qui, tout à coup, par miracle, en claquant des doigts, auraient toutes les solutions. On se demande bien pourquoi ils ne les ont pas mises en place avant. La Bastille est envoyée, on n’en parle plus, il y a des gens que je respecte beaucoup de ce côté-là, ce n’est pas le problème… Il y a un Président nouveau pour lequel j’ai voté, que j’ai soutenu.

 » Comment être populaire en annonçant des mesures comme ça, malheureusement indispensables ? Je regardais à la télévision des déclarations des différents chefs d’Etat qui se sont succédés : ils ont tous le même discours contre le chômage, ils disent tous que nous allons en sortir, et aucun ne nous en a sorti… »


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« Le temps des médias ne peut pas être le temps de la politique. Un an, c’est quoi ? C’est même pas une saison théâtrale, c’est rien du tout pour régler des problèmes pareils ! Ca va trop lentement, on est d’accord, ça ne va pas assez vite, y’a trop d’injustice, on est d’accord, que voulez-vous que je vous dise ? Les mesures prises aujourd’hui n’auront pas d’effet avant 1, 2, 3 ans, peut-être à la fin du quinquennat. On peut leur reprocher d’avoir été trop optimistes, de ne pas avoir perçu que cette crise n’était pas à son terme mais qu’on entrait seulement dedans ? C’est bien possible, mais qui aurait pu prévoir ça de cette manière ? Personne, pas même Madame Soleil ! Il faut accepter que tout cela va être difficile.  »

« Je fais partie de ceux qui continuent à faire confiance. L’affaire Cahuzac ? Elle est pitoyable, on ne va pas revenir là-dessus. Je le dis d’autant plus douloureusement que, comme beaucoup de gens qui le regardaient faire et agir, j’avais plutôt estime et admiration pour lui. La part d’ombre, on en a tous. Certaines ne sont pas possibles quand on exerce une profession comme celle-là. Moi aussi, j’ai une part d’ombre, je pourrais vous en parler si vous voulez parce que ça ne gêne pas . C’est lié à des impuissances…mes propres marécages mais ils ne touchent que moi-même. »

A propos des déclarations de patrimoine

« Je suis sur la ligne Bartolone : des claires plus strictes, plus claires, parce que ça prête souvent à confusion, par les temps qui courent, les discours populistes prenant leur envol, il ne faudrait pas penser que les élites sont protégées de tout pendant que les autres crèvent et qu’on les jette par-dessus bord quand ils ne servent plus, comme de vieux légumes oubliés. Mais le strip-tease, je ne suis pas pour. »

A propos de son film « La fleur de l’âge »

« C’est quand même formidable d’être au milieu de ce fatras de merde, de bordel, et de venir parler d’un film. C’est épatant, c’est difficile. »

« Le film parle moins de la vieillesse que de quelque chose qui nous touche ou touchera tous : le temps fait que nous devons à un moment donné le parent de nos parents. Je parlais avec des gosses : allez voir le film, n’emmenez pas vos parents, vous vous jetterez dans leurs bras à la sortie du film, vous vous direz que le jour où ils ne seront plus là il y aura un trou impossible à combler. »

Vous avez peur de vieillir ?

« Je n’ai pas peur, ça m’emmerde. Je suis comme Proust : ça m’embête de quitter tout ça. Je n’ai pas peur mais ça va m’arriver, c’est pour ça que je fais tout ça en même temps. On me demande quand je vais m’arrêter : je m’arrêterai quand je serai mort ! Je vis plusieurs vies à la fois pour me dire que le temps qui reste est un peu plus long que prévu, même si tout ça est faux. »

Votre film, c’est « Amour » version marrante…

« Mais qu’est-ce qu’il raconte ce type ? Je joue quel rôle ? Emmanuelle Riva ? Si Marielle joue Riva, on est foutus ! Isabelle Hupert ? D’accord. Oui… C’est regardé sous un angle plus léger, mais ça dit ce que ça doit dire, ça étreint l’âme comme ça doit l’étreindre.. »

Retrouvez tout de suite l’interview complète avec la vidéo Europe 1 que nous vous présentons tout de suite

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