« Love » de Gaspar Noé : le Conseil d’Etat confirme son interdiction aux mineurs


Au début du mois de juillet la commission de classification des œuvres cinématographiques (Centre national de la Cinématographie et de l’image animée) décidait de maintenir sa position en interdisant le film « Love » de Gaspar Noé  aux mineurs de moins de 16 ans…

Quelques semaines plus tôt la Ministre de la culture et de la communication aurait demandé à ce que « Love » repasse en commission. Dans l’espoir peut-être d’une classification plus sévère ?


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© Wild Bunch Distribution
© Wild Bunch Distribution

Une demande qui n’a  jamais été officialisée mais qui avait pourtant provoqué la colère du distributeur, Wild Bunch Distribution. « Nous ne pouvons que nous étonner d’une démarche jusqu’alors réservée à une association d’un conservatisme extrême (…) Nous ne doutons pas que la commission émettra un avis identique au précédent et continuera à soutenir et accompagner un cinéma exigeant, audacieux et en phase avec son temps. » avait alors écrit Wild Bunch.

Les cinéastes de l’ARP, la société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs, lui avaient emboîté le pas évoquant une liberté de création menacée. « Quelle légitimité reste-t-il à la Commission de classification lorsque ses avis sont dorénavant systématiquement remis en causes et régulièrement renversés par les juges ? Quelle logique y a-t-il à réunir la Commission si certaines classifications sont en fait automatiques, comme celle qui semble menacer le film de Gaspar Noé ? » s’étaient-ils exclamés !


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Au final Fleur Pellerin avait fini par signer le visa d’exploitation du film qui sortait sur les écrans avec une interdiction aux moins de 16 ans.

Rebondissement à la fin du mois juillet après que l’association Promouvoir ait déposé un référé au tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait alors retiré le visa au film qui devenait donc interdit aux moins de 18 ans.

Et alors que Vincent Maraval, producteur et distributeur du film, avait fondé beaucoup d’espoir dans son ultime recours, le Conseil d’Etat a fini par trancher : le film comporte des scènes de sexe non simulées  et « doit nécessairement être interdit aux moins de 18 ans (avec ou sans classement « X » selon les cas) ».

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