Angelina Jolie au sujet de l’éducation des enfants réfugiés : « Plutôt que d’être désespérés, nous devons y voir une opportunité »

Dans un article exclusif qu’elle a rédigé pour CNN, Angelina Jolie l’actrice et membre du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a expliqué comment l’éducation pouvait transformer la vie des enfants réfugiés. Elle a également partagé son expérience personnelle et raconté la vie de deux jeunes réfugiées syriennes qu’elle a rencontré dans le cadre de son engagement à l’ONU en insistant sur l’impact de l’éducation sur leurs perspectives d’avenir.

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Des pays à reconstruire grâce à l’éducation

« Des accords de paix ou des délibérations ne suffiront pas. Certes ils sont nécessaires, mais c’est grâce à des millions de bulletins scolaires, d’examens réussis, de qualifications obtenues que les jeunes s’orienteront sur la bonne voie et ne seront plus voués à une attente interminable dans des camps. La crise des réfugiés est un défi de taille pour notre génération, mais tout n’est pas perdu. Les réfugiés eux-mêmes ne sont pas en train d’attendre de l’aide sagement, ils cherchent activement comment reconstruire leur pays et l’éducation est la clé qui va les aider à réaliser ce grand projet. »

La rencontre d’Angelina Jolie avec deux jeunes Syriennes

« Le contraste entre ces deux jeunes Syriennes était saisissant :

La première était arrivée au Liban à l’âge de 11 ans accompagnée de ses cinq frères et sœurs. Sa mère avait été tuée par des frappes aériennes et ils avaient tous été séparés de leur père. Ils n’avaient aucun parent pour les nourrir donc elle passait son temps à ramasser des ordures qu’elle revendait à des sommes dérisoires. Elles s’occupaient également des tâches ménagères pénibles : aller chercher de l’eau, faire le ménage, la cuisine pour que le reste de sa famille puisse aller à l’école. Elle avait dû mettre de côté son rêve de devenir docteur et à 14 ans, elle s’est mariée et a eu des enfants. Aujourd’hui elle ne sait toujours pas lire ni écrire. Même si la guerre se terminait demain, on lui a volé son enfance et son avenir.

La seconde devait avoir environ 16 ans lorsqu’elle a fui la Syrie avec ses parents pour s’installer en Irak. Leurs conditions de vie dans les camps du désert étaient particulièrement dures mais elle a pu s’inscrire dans une école locale. Les autorités irakiennes n’ont pas reconnu son bac syrien donc elle a redoublé sa dernière année de lycée. Aujourd’hui, elle étudie l’orthodontie dans une université irakienne tout en continuant à vivre avec ses parents dans un camp de réfugiés. Quand je l’ai rencontrée là-bas avec sa famille cet été, elle m’a dit que dès qu’elle le pourrait, elle retournerait dans son pays natal afin de participer à sa reconstruction. « La Syrie a besoin de sa jeunesse ». »

Son avis sur les relations internationales actuelles

« Il est assez compliqué de trouver ne serait-ce qu’un simple exemple de succès en termes de coordination internationale pour mettre fin aux conflits et maintenir la paix… Pour autant, il ne s’agit pas de désespérer ou d’abandonner mais de travailler patiemment pour des solutions sur le long-terme, d’être fidèles à nos valeurs, de s’attaquer à des problèmes qui peuvent nous sembler insurmontables… Plutôt que d’être désespérés, nous devons y voir une opportunité. »

Crédit/source : CNN

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