Une pétition pour que le rappeur Orelsan soit privé de ses Victoires de la Musique

Comme nous vous l’avons révélé ce week-end, Orelsan est le grand gagnant de la 33ème cérémonie des Victoires de la Musique. Le rappeur a été triplement récompensé recevant notamment la Victoire de l’Artiste Masculin.

ORELSAN aux Victoires de la Musique
France 2

Trois trophées qui l’ont ravi, qui ont enthousiasmé ses fans mais qui ont aussi fait bondir ses détracteurs.

Une pétition en ligne a d’ailleurs été lancée que pour que ses prix lui soient purement et simplement retirés. En cause certains propos lu et entendus dans ses « chansons ».

« Nous appelons tous les mouvements défendant les droits des femmes, et toutes les associations des droits de l’homme, à s’insurger contre le résultat de cette soirée, et demandons l’annulation pure et simple des prix reçus par cet individu qui devrait être tout simplement censuré » peut-on notamment lire sur cette pétition qui a déjà récolté plus de 20.000 signatures.

Céline Steinlaende, à l’origine de cette pétition, a pris pour exemple les paroles de sa chanson Saint-Valentin dans laquelle le rappeur chante :

« Mais ferme ta gueule ou tu vas t’faire Marie-Trintignier »
« J’te l’dis gentiment, j’suis pas là pour faire de sentiments
J’suis là pour te mettre 21 centimètres »
« Tu seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître »
« J’bois, baise, jusqu’à c’que t’en sois mal en point »
« J’te tèje la veille et j’te r’baise le lendemain
S*ce ma bite pour la Saint-Valentin »

On vous passe le reste, hein ? Des paroles que connaissaient ceux qui lui ont attribué ses Victoires. Alors faut-il ou pas lui retirer ?

Pour ceux que ça intéresse, la pétition est en ligne ICI

Ce n’est pas la première fois que les textes d’Orelsan provoquent la colère. Rappelons toutefois qu’en 2016 il était relaxé par la cour d’appel de Versailles et ce au nom de la liberté d’expression. Il y a deux ans, presque jour pour jour, l’artiste était  rejugé pour les textes de plusieurs ses  chansons jugés  « d’une violence inouïes » par plusieurs associations féministes.

Les juges avaient alors estimé que condamner l’artiste « reviendrait à censurer toute forme de création artistique inspirée du mal-être, du désarroi et du sentiment d’abandon d’une génération, en violation du principe de la liberté d’expression »

Par le passé Orelsan avait eu plusieurs fois à faire avec la justice, les paroles de sa chanson «Sale P*te» ayant été considérées par les associations comme un appel à la violence envers les femmes. Condamné en première instance à 1.000 euros avec sursis pour  « injure et provocation à la violence envers les femmes », il n’avait finalement pas été condamné, la Cour d’Appel de Paris ayant estimé que l’action engagée était prescrite par la loi. Elle ne s’était donc pas prononcée sur le fond du dossier. Débutée en 2009 cette première « affaire » avait eu pour conséquence l’annulation de plusieurs dates de la tournée du rappeur mais aussi la déprogrammation de son passage aux Francofolies de la Rochelle.

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