Critiques du film Escalade de Charlotte Silvera



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Le film « Escalade »sort aujourd’hui sur les écrans français. Huit ans après son dernier film, Charlotte Silvera revient avec une oeuvre engagée et subversive sur le pouvoir.


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Dans la production audiovisuelle française, Charlotte Silvera, réalisatrice un peu en marge, est l’auteure d’une oeuvre engagée et féministe. Antithèse d’un cinéma français souvent bourgeois et consensuel, elle ose aborder de front des sujets considérés comme tabous. Le sexe chez les adolescents, comme dans C’est la tangente que je préfère, ou critiquer la bourgeoisie sont deux des thèmes qu’elle affectionne. Escalade, son cinquième film pour le grand écran, apparaît comme une synthèse de ses idées dans une forme très ramassée.

En voici l’histoire en quelques lignes : Alice Nabat, proviseur d’un lycée huppé, s’apprête à fêter son anniversaire en tête à tête avec son amant lorsque quatre de ses élèves font irruption, les bras chargés de cadeaux. Les trois garçons et la jeune fille, d’abord prévenant, commencent à être de plus en plus menaçants et dévoilent leurs véritables intentions. Ils veulent la soudoyer pour qu’elle les aide à obtenir leur bac, afin de dissimuler leur statut de cancre. Devant le refus de leur directrice, les quatre élèves la séquestre dans son propre appartement. Commence alors un jeu du chat et de la souris.

Et comme tout film, il a bien sûr des critiques. Nous vous propons d’en découvrir quelques-unes :


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« Très goûteux, ce petit suspense ! C’est hitchcokien en diable, Carmen Maura est impeccable de bout en bout, les p’tits jeunes comédiens sont très bien, impossible de lâcher l’affaire avant la fin. Et mine de rien, ce huis-clos nous donne à voir ce qui pend au nez de notre société du chacun pour soi: la guerre de tous contre tous. Bien joué ! »

Jean-Luc Porquet – Le Canard Enchaîné
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« Escalade ? Un film fort qui vous tient en haleine du début à la fin. Ça commence comme un jeu d’adolescents, presque innocent qui se transforme en machination infernale. L’angoisse s’installe au fil d’un scenario implacable digne des maîtres du suspense : une banale histoire de réussite au bac qui finit en cauchemar. On est pris dans ce huis clos magistralement filmé par Charlotte Silvera et servi avec talent par Carmen Maura et quatre jeunes comédiens qui campent ici des personnages gangrenés par le cynisme et la violence d’une société dans laquelle l’argent roi se croit tout permis. »

Florence Muracciole – Journaliste LCP
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Escalade, c’est un huis-clos. Escalade, c’est anxiogène. C’est aussi un film dur parce qu’il
est réaliste : il raconte la violence ordinaire mais diabolique de personnalités que rien
ne prédestinait à devenir agressives…
De plus, comme on ne connait pas bien les motivations des uns des autres – hormis le mal-être évident qui suinte par tous les pores de leur peau -, cela rend ce violence encore pire. Elle est gratuite, incompréhensible, inenvisageable. Pourquoi ? Comment ? Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui a dérapé dans le quotidien bien rangé de ces gens, a priori, tranquilles ? Pourquoi leur vie a-t-elle dérapé de cette manière ?
Je suis incapable de donner ne serait-ce qu’un élément de réponse à ces questions sociétales hautement philosophies et, plus prosaïquement, au film.
Car, il s’agit bien là d’un film, n’est-ce pas ? D’une fiction, loin, très loin de notre réalité ? Mais, en êtes-vous si sûr(e) ? Connaissez-vous parfaitement votre voisin ? Votre collègue ? Ce gars, là-bas, assis dans le train ? Paririez-vous que vous ne craignez rien ? Jamais ? Personnellement, c’est non ! Bon film !

Cecilia JAMART- PLACE TO BE – provocateur d’envies

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Terrifiant et tellement bien mené. Chaque minute inattendue. On tremble, on est scotchés. Excellente Carmen Maura. Et les jeunes formidables! Formidablement dirigés.

Catherine Schwaab – à retrouver sur son blog : parismatch.com

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Le dernier film de Charlotte Silvera nous entraîne dans un “Blackboard Jungle” à la française dont le suspense nous fait frissonner.
Une “Escalade” dans la violence que nous ne pouvons pas nous empêcher d’imaginer prémonitoire.

Jean Bouchaud – scénariste

Crédit/source : Communiqué L’Atelier Audiovisuel

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