Johnny Hallyday : « Je n’ai pas 70 ans dans ma tête » [AUDIO]


Crédits : PR Photos
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A quelques jours seulement de son 70eme anniversaire, Johnny Hallyday était l’invité ce matin de Bruce Toussaint à 7h45 dans « Europe 1 Matin ». L’occasion pour lui d’évoquer ses 70 printemps qu’il fêtera avec ses fans au Palais Omnisports de Paris Bercy mais aussi d’évoquer certains sujets brûlants de l’actualité comme le mariage pour tous.

Tout de suite, quelques extraits choisis de cette longue interview….


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A quelques jours de ses concerts à Bercy où il fêtera ses 70 ans…

« Ca devient une habitude ! Je suis très heureux de le faire sur scène, c’est un joli moment à partager avec le public. Mon vrai cadeau, c’est chanter sur scène, c’est bien de faire son anniversaire sur scène ! On oublie le trac, on ne pense qu’à faire de la musique et un spectacle. Mon plaisir, c’est faire plaisir aux gens : ils se déplacent, c’est leur donner plus que ce qu’ils attendent ! »


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La façon de faire ce métier, la scène, tout ça a changé ?

« Oui, c’est devenu plus professionnel ! Il aurait été impensable dans les années 1960 ou 1970 de se dire qu’il y a 18 semi-remorques, des tonnes de matériel pour le son, les lumières, c’était inconcevable ! Avant c’était beaucoup plus artisanal ! Ma première tournée, j’avais 15 ans et demi, il y avait une Citroën avec un porte-bagages, la batterie et la batterie étaient sur le porte-bagages, les guitares sur nos genoux dans la voiture, c’était une traction avant, on allait en concert comme ça. »

Vous êtes nostalgique ?

« Je préfère maintenant ! (Rires.) Mais c’était le début, c’était excitant, on était plein d’espoir, on partait sur les routes à l’aventure. Plus à l’aventure et moins organisé que maintenant ! »

Avez-vous un rite, avant d’entrer en scène ?

« Comme je suis assez « traqueur », j’ai toujours tendance à aller sur la scène au dernier moment. Si je vois dans les couloirs quelqu’un en train de balayer, je l’arrête, je vais lui parler, ça me rassure avant de monter sur scène ! »

Vous allez avoir 70 ans : vous savez que le plus dur, c’est pour nous ! On n’arrive pas à croire à cet âge-là…

« Moi non plus ! »

Quel âge avez-vous dans votre tête ?

« Je n’ai pas 70 ans en tout cas ! Sinon je ne ferais pas ce métier… On fait un métier, moi comme les autres, où l’on ne sent pas les années passer. Je pense toujours comme quand j’avais 20 ou 30 ans. Je ne vois pas la différence honnêtement ! Je ne suis pas plus fatigué qu’avant quand je fais un spectacle. Ca me parait invraisemblable d’avoir 70 ans dans quelques jours ! »

Ca ne vous traumatise pas plus que ça ?

« Non ! Je suis en forme, on fait du rock’n’roll, on est contents et heureux de le faire, d’aller sur scène ! Je suis toujours heureux de retrouver le public, comme je suis heureux de retrouver mes musiciens. On s’éclate ! Si on s’éclate, on éclate les gens ! Si on fait ça parce qu’il faut le faire, le public le sentirait… »

Y’a t-il des chansons que vous ne voulez plus chanter ?

« Il y a des chansons qui sont formidables pour les disques, et moins bonnes sur scènes. Ce que je cherche surtout, ce n’est pas chanter des chansons qui ont eu du succès en disque, même si elles ne sont pas bonnes pour la scène… Je considère que c’est un mauvais choix. C’est mieux de faire les chansons faites pour la scène. Le public aime bien participer à mes concerts, il chante avec moi… Il faut que ce soit des chansons connues mais des chansons qu’ils ont envie de chanter ! »

Chaque fan à sa chanson…

« Oui, je sais ! Comme des couples qui se sont rencontrés sur une de mes chansons, comme Que je t’aime… »

Vous aimez les surprises ?

« Ca dépend desquelles ! Si c’est des musiciens que je respecte, oui, j’aime bien les surprises ! Mais les gâteaux en forme de guitare, j’aime pas ça ! On m’en a trop fait ! »

« Non, j’aime bien les surprises… Tant qu’elles ne ruinent pas le spectacle… Il faut toujours penser au public ! »

Vous a t-on déjà proposé une chanson qui raconte l’histoire d’amour de deux hommes ou deux femmes ?

« Non, mais pourquoi pas ? Je n’aurais aucun problème à chanter ça. »

Aznavour, « Comme ils disent ». Vous ne l’avez jamais chanté…

« Quelle chanson ? »

Comme ils disent…

« Ah non ! J’en ai chanté pas mal de Charles, mais je n’ai pas eu l’occasion de chanter celle-là… Vous savez, moi, je suis ni pour ni contre le mariage pour tous. Je dis simplement que les gens, ils ont le droit, s’ils veulent fonder une famille entre eux, qu’ils le fassent, qu’on ne les emmerde pas, c’est ça la liberté. »

Vous êtes au contact des Français… Avez-vous senti l’époque, les gens, évoluer ? On dit que la France est triste…

« Au contact de mon public, non. Les gens qui viennent au spectacle viennent s’éclater, s’amuser, passer une bonne soirée, peut-être oublier leurs propres soucis. Mais c’est vrai qu’il y a quand même un malaise, mais pas qu’en France, un peu partout en Europe… Il y a beaucoup de chômage… Il y a un gros malaise, c’est vrai. Je me rappelle, quand j’étais môme, il n’y avait pas de souci-là, ce souci économique. Il n’y avait pas ce souci de chômage quand j’avais 16 ans. On était beaucoup plus insouciants. Les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent pas être aussi insouciants que nous dans les années 1960, on a beaucoup plus de problèmes aujourd’hui. »

A propos de Twitter…

« J’adore ça ! Ca me permet d’envoyer des messages, de discuter avec mes fans et de leur donner des nouvelles moi-même et pas racontées par des journaux qui très souvent ne racontent pas la vérité de ce que je vis ! Au moins, quand c’est fait par moi, c’est fait par moi, ce sont des choses qui m’arrivent vraiment ! »

C’est la meilleure arme anti-paparazzis…

« J’ai remarqué que, depuis, que je suis sur Twitter, je suis beaucoup moins traqué par les paparazzis ! Ca m’arrange beaucoup ! »


Hallyday : « Je n’ai pas 70 ans dans ma tête » par Europe1fr

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