Steven Spielberg était l’invité de Bruce Toussaint [VIDEO]



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Crédits : PR Photos
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Steven Spielberg, président du Jury du Festival de Cannes, était l’invité de Bruce Toussaint ce matin sur Europe 1 dans « Europe 1 Matin ».  Aant de vous proposer l’intégralité de cette interview en vidéo, voici tout de suite, quelques morceaux choisis….


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Vous êtes Président du jury après avoir filmé la vie d’un autre Président, Lincoln… C’était prévu ?

« Non, ce n’était pas prévu, pas calculé. Mais les choses arrivent souvent par paire, il faut accepter que cet honneur m’arrive avec une immense gratitude. »

Avez-vous déjà été président de quoi que ce soit ?


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« Je n’ai jamais été Président ! Pas même de ma propre famille, ma femme est aux affaires ! C’est complètement nouveau. Mais ça aurait été un honneur égal si j’avais été simplement membre du jury, et non pas Président… »

« Ce qui me plait dans le cinéma français, c’est qu’en France on peut dire des choses extraordinaires à cœur ouvert sans avoir peur de quoi que ce soit. Aux Etats-Unis, si on fait ça, on estime qu’on est trop sentimental. Les Français ne le sont pas en tant que tel mais leurs films sont tellement intimes, ils parlent du fond du cœur… »

« François Truffaut était très très facile à diriger. Je me rappelle, je crois qu’il est l’un des plus grands observateurs de tous les cinéastes que j’ai jamais rencontré. On ne sait pas qui a le pouvoir de l’observation jusqu’à ce qu’on le rencontre dans la vie. Il a fait tellement d’observations très justes, très intéressantes, il venait me voir, il me disait : « Regarde ceci, ce qui se passe entre ces deux personnages » Par exemple, entre deux figurants, la façon dont ils parlaient, dont ils croisaient les jambes, dont ils fumaient, il me montrait ces détails, il y avait toujours une dimension humoristique, c’est ce qui l’intéressait. »

Soderbergh estime que le cinéma américain rapetisse…

« Disons qu’il y a quand même de très grands producteurs à l’œuvre aujourd’hui, ceux de l’ancienne école peuvent apprendre beaucoup de choses aux jeunes générations, comment participer à l’édifice cinématographique. Ce que fait un producteur, c’est ne pas empêcher la construction d’un film, ne pas être entre le réalisateur et ce qui se passe dans la tête du cinéaste. Un des grands producteurs de ma carrière m’aidait à accoucher de mes propres idées qui étaient dans un coin de mon esprit, simplement en me parlant, on me permettant de réorienter mes priorités. C’est le genre de choses qu’il faut encourager : un producteur doit être le partenaire du réalisateur. Quand la hiérarchie du studio demande au producteur de diriger un réalisateur, un producteur exécutif fait souvent plus de dégâts… Certains sont très bons, mais parfois ça peut être à contre-emploi. La meilleure relation de travail entre réalisateur et producteur, c’est celle qui peut résister à l’épreuve du temps, quand on peut lire dans l’esprit l’un de l’autre… Comme avec Kathleen Kennedy qui dirige aujourd’hui Lucasfilm… »

Pourriez-vous être inspiré par les drames de Cleveland ou de Boston ?

« Ce n’est pas à moi de juger quelle actualité pourrait emmener un réalisateur à raconter cette histoire immédiatement au cinéma. A titre personnel, l’actualité c’est l’actualité, il faut une période de recul entre un événement et son récit cinématographique. Je ne suis probablement pas le meilleur réalisateur pour répondre à cette question, je ne vais pas sauter sur un événement mondial ou national pour en faire un film… Il faut je crois cette période de recul… »

A propos du téléchargement illégal :

« C’est un problème depuis longtemps, depuis l’histoire du cinéma ça a toujours été un problème ! Il a toujours été facile d’aller dans une cabine de projection la nuit et de faire une copie illégale de la pellicule, de la vendre à l’étranger. Le piratage est plus qu’un ennui, c’est une artère tranchée ! Je pense que la technologie va nous aider : elle trouve maintenant des façons de retrouver la trace, comment un film s’est retrouvé sur internet… Les pouvoirs publics aux Etats-Unis… La chasse, la traque s’améliore mais ça pose un problème… »

Que vous reste t-il à filmer ?

« Une bonne histoire ! Si je tombe sur une bonne histoire, c’est tout ce qu’il me suffit, ce sera mon prochain film, la prochaine année de ma vie ! Rien ne vieillit, je ne fatigue jamais de ce métier, je n’ai jamais envie d’arrêter ! »

Votre sœur parle d’un film sur votre enfance…

« Moi je suis nul comme acteur donc je ne jouerais pas mon rôle ! Mais effectivement, ma sœur et moi raconterons peut-être l’histoire de notre enfance… Ce ne sera projeté qu’à Cannes et pas ailleurs, j’en suis sûr ! »

François Truffaut disait : « Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n’y a pas d’embouteillage, pas de temps mort ».

« Ma définition du cinéma ? Cesser pendant deux heures l’incrédulité, qu’elles soient les plus riches de la journée. Sinon, jouer avec mes enfants, c’est ce qu’il y a de mieux… J’adore ce métier. »

Découvrez maintenant cette interview exceptionnelle diffusée ce matin sur Europe 1.


Spielberg : Le piratage, "une artère du cinéma… par Europe1fr

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