Accident de Jules Bianchi : « Si quelqu’un peut s’en sortir, c’est lui » !



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Ce matin Romain Grosjean était l’invité d’Europe 1 afin d’évoquer le tragique accident du jeune pilote français Jules Bianchi dont l’état de santé reste toujours critique mais stable. Tout de suite retrouvez une petite compilation de ses principales déclarations :


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Comment vivez-vous, pilotes, l’accident de Jules Bianchi ?

« Pour nous, tous les pilotes actuels, c’est une première, on n’a jamais eu un si gros accident en roulant ! Sur le coup, on n’a pas trop su ce qu’il se passait, la course est arrêtée sous drapeau rouge, puis on se rend compte que c’est grave, très grave. Il fallait partir sur la Russie car ça enchainait. Le samedi et le dimanche soir de la Russie, j’ai très mal dormi, j’ai beaucoup pensé à Jules, à sa famille. Ca peut nous arriver, ça peut m’arriver ! Il y a une semaine, au moment des premiers essais, au moment d’entrer dans ma voiture, je me suis rendu compte qu’on avait la tête très exposée, on s’est tous rendus compte qu’on avait un peu oublié le danger. On touche du bois, le 1er mai 1994, Ayrton Senna, ce week-end noir, ça fait vingt ans… »

capture Europe 1 by Dailymotion
capture Europe 1 by Dailymotion

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Vous avez redécouvert la peur au volant ?


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« Redécouvert non, on sait qu’elle fait partie de notre métier, on est là, on prend des risques, une fois dans la voiture on est compétiteurs avant tout mais je pense que les gens, même le monde du sport autombiile, ont un peu oublié que ça restait un métier dangereux et pas juste une course le dimanche après-midi. »

C’est important pour les pilotes de comprendre ce qu’il s’est passé ?

« C’est important pour tout le monde ! Le pilote, les commissaires de piste… Il y a énormément de choses qui se mettent très mal ensemble pour Jules : 2 mètres à droite il n’y a rien, 2 mètres à gauche il fauche un commissaire de piste ce qui aurait été aussi un drame mais lui n’aurait peut-être pas été touché… Pour nous, pour les équipes, pour les commissaires de piste, pour le sport en général, je pense qu’on peut apprendre de chaque situation difficile, faire en sorte que les choses soient améliorées… »

C’est la faute à pas de chance ?

« C’est la faute à pas de chance, clairement. »

Vous avez des nouvelles ?

« Pas spécialement, pas plus que ce qu’on a eu… La famille est restée au Japon… Tout le monde parle de Jules, le pilote. Moi j’ai surtout envie de parler de Jules l’homme : un mec de 25 ans, super sympa, avec son papa, sa maman, son frère, sa soeur, là-bas. Sur la piste, on n’a jamais été amis car on est compétiteurs mais en dehors on était finalement assez proches : être français et vivre ce qu’on vit aujourd’hui n’est pas simple. »

« Jules c’est avant tout un bonhomme qui ne lâche jamais rien. On s’est suivis dans nos carrières, il est un peu plus jeune que moi, il s’est toujours battu, il fait toujours tout au mieux : si quelqu’un peut se sortir d’une situation extrêmement compliquée, c’est bien Jules, 25 ans, en forme physiquement et qui n’abandonne jamais. »

Un état désespéré dit son père. C’est compliqué à gérer pour vous ?

« Oui c’est compliqué à gérer, on y pense ! Etant père, je m’imagine ce qui se passe pour leur enfant ! On attend, on ne sait pas trop, ce n’est pas une situation facile à vivre. »

En course, vous avez le sentiment que le maximum est fait pour assurer votre sécurité ?

« Les pilotes, la FIA, les circuits, tout le monde a travaillé main dans la main mais on va essayer de prendre des cas extrêmes comme ça où les choses se mattent mal ensemble pour progresser, avancer. »

Les polémiques, le drapeau vert, la vidéo… Tout ça, vous dites « Arrêtez ça suffit » ?

« J’ai vu la vidéo amateur, ça m’a rendu malade. Quand on imagine la situation, c’est horrible ! Tant mieux si on la voit un minimum. Après je pense que la FIA a répondu à un maximum de questions lors du GP de Russie, pour justement donner un maximum d’informations et dire qu’on était tous, avec Jean Todt, Charlie Whiting, Bernie Ecclestone, ouverts pour travailler et avancer. »

14ème au classement, qu’est-ce qui se passe ?

« On ne le sait pas trop ! La voiture est beaucoup moins bonne cette année qu’elle ne l’était l’an dernier ! C’est un peu dur à dire mais il reste 3 GP, il va falloir serrer les dents et finir la saison, et préparer pour l’équipe le futur. »

Toujours pilote Lotus l’an prochain ?

« Ce n’est pas encore sûr. D’autres options restent ouvertes sur le marché… »

Ferrari ?

« Par exemple ! Ca reste un rêve pour tout pilote de F1 ! Il y a des discussions comme partout, le paddock est un petit monde. »

Mais F1 l’an prochain ?

« C’est une certitude ! »

Vous aimeriez que votre fils devienne pilote ?

« Non ! Pour être 100% honnête, je préfererais qu’il soit tennisman, ou un autre sport que je connais moins ! On a vu que la F1 est dangereuse… Il sera champion du monde de ce qu’il veut ! »

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