TPMP : le CSA inflige une amende 3 millions d’euros à C8


TPMP, Touche pas à mon poste. Alors que le rapporteur public avait préconisé « une suspension temporaire de TPMP d’une durée d’une semaine (voir ICI), le CSA n’a une nouvelle fois pas tenu compte de son avis. Aujourd’hui il a décidé d’infliger une amende de 3 millions d’euros à C8 suite à la fameuse séquence du prime « Radio Baba » que certains ont qualifié « d’homophobe ».

Début juin déjà, et alors qu’un rapporteur indépendant avait préconisé une amende de 50.000 euros pour deux autres séquences de l’émission, le CSA avait choisi de priver TPMP de publicité durant 3 semaines, soit un perte de plusieurs millions d’euros pour la chaîne.


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TPMP radio Baba
capture écran C8

TPMP : une amende de 3 millions d’euros

Voici maintenant l’intégralité du communiqué du CSA au sujet de cette affaire

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a prononcé aujourd’hui à l’encontre de C8 une sanction pécuniaire concernant l’émission Touche pas à mon poste, d’un montant de 3 millions d’euros.


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Cette sanction fait suite à la diffusion d’une séquence, le 18 mai dernier, durant laquelle l’animateur a mis en scène des conversations téléphoniques en direct avec des personnes ayant répondu à une fausse petite annonce qu’il avait publiée sur un site de rencontres. Ces personnes, principalement des hommes homosexuels, n’étaient pas informées de l’identité de leur interlocuteur et, croyant être dans le cadre d’une conversation privée, ont pour certaines d’entre elles dévoilé publiquement des informations relevant de leur vie intime et sexuelle. En outre, l’animateur a, tout au long de cette séquence, eu recours à de nombreux clichés et attitudes stéréotypées sur les personnes homosexuelles. Le CSA a estimé qu’en diffusant cette séquence, la société C8 a gravement méconnu le principe de respect de la vie privée, ainsi que son obligation de lutter contre les discriminations.

Par ailleurs, le CSA tient à rappeler qu’il a reçu à ce jour près de 47 000 plaintes concernant ce programme. Depuis 2015, il a traité près de 16 dossiers et a répondu aux plaignants qu’il n’y avait pas eu de manquement pour 4 séquences, prenant notamment en compte le caractère qui se voulait humoristique de l’émission. Par ailleurs, il a prononcé 3 mises en garde et 2 mises en demeure, outre des courriers d’observation adressés à la chaîne. Il a donc privilégié le dialogue et multiplié les avertissements, sans manifestement être entendu, comme l’atteste la troisième sanction prononcée ce jour.

Il en appelle expressément au sens de la responsabilité des dirigeants de C8 et du groupe Canal+ et leur demande de faire respecter les dispositions de la convention souscrite et les règles fixées par la loi.

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