Ce soir M6 déprogramme « Maison à vendre » pour une soirée spéciale « Gilets jaunes »

Si vous en avez marre des émissions et autres talks consacrés aux gilets jaunes, tenez-vous le pour dit : vous n’avez pas fini d’en manger ! Et oui c’est bon pour l’audimat alors les chaînes ont quelque peu tendance a en profiter. Nouvelle déprogrammation ce soir mais sur M6 cette fois. L’émission « Maison à vendre » passe à la trappe et est remplacée par une soirée spéciale intitulée « Les gilets jaunes : la colère des Français oubliés ». Il s’agit en fait d’un numéro spécial et inédit de « Dossier Tabou ». Une grande enquête suivie d’un débat et d’un documentaire.

© Philip Conrad/M6

Soirée spéciale « Gilets jaunes » sur M6 : au programme

Gilets jaunes : la colère des Français oubliés : une enquête proposée par r Bernard DE LA VILLARDIÈRE

Depuis près de trois semaines, les « gilets jaunes » manifestent dans toute la France pour faire entendre la voix des oubliés. C’est l’augmentation de la taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres. Ce mouvement qui déstabilise le pays entier, à commencer par la classe politique, traduit un malaise que l’on a peine à analyser. Certains parlent de fracture entre la France du haut et la France du bas. Celle des pauvres – ils sont près de neuf millions en France – et aussi celle d’une classe moyenne qui peu à peu décroche. Ras-le-bol fiscal et révolte contre les injustices sociales grandissantes sont les fondements du mouvement des gilets jaunes.

Depuis plusieurs mois, « Dossier Tabou » enquête sur cette France des oubliés, sur cette pauvreté que l’on nous cache, ou que l’on ne veut pas voir. Celle notamment des travailleurs pauvres. 25% d’entre eux sont des indépendants, artisans, commerçants ou agriculteurs. Laurent est boulanger, il emploie douze personnes. Mais il croule sous les charges et doit faire face à une administration d’une extrême complexité. Il n’arrive plus à joindre les deux bouts. Son destin est entre les mains du Tribunal de Commerce qui doit bientôt rendre son jugement pour savoir si son entreprise doit être mise en liquidation.

Comme près de 35% des familles monoparentales, Sandrine et ses deux enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Elle ne peut dépenser que cinquante euros par semaine, soit deux euros par personne et par jour. Sa vie est un parcours du combattant. Pour se nourrir elle va au Secours Populaire. Elle doit aussi se battre pour obtenir les aides sociales auxquelles elle a droit. Elle aimerait travailler mais avec deux enfants à charge et des modes de garde très coûteux, elle se trouve dans une impasse.

Parmi les facteurs aggravants de la précarité, il y a le logement qui pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Ouvriers, employés et même fonctionnaires : ils gagnent leur vie mais pas suffisamment pour se loger décemment. Certains réclament des HLM depuis des années sans succès, et pour cause ! Les équipes de « Dossier Tabou » ont découvert au cours de leur enquête que les HLM ne sont pas toujours attribués à ceux qui en ont vraiment besoin. Pire encore, dans certaines communes les pauvres sont même écartés du système alors que certains élus aux revenus élevés en bénéficient.

Les équipes de « Dossier Tabou » se sont également rendues à Denain, dans le nord de la France. Cette ancienne capitale du charbon et de l’acier a été frappée par la désindustrialisation, la mondialisation et le chômage. Bon nombre de ses habitants s’estiment oubliés par la République. Nous suivrons le Docteur Mbock dans sa tournée à domicile. Il prend soin des retraités qui touchent de très maigres pensions et vient en aide aux chômeurs qui sacrifient parfois leur santé.

Pour sortir de la précarité, l’école ne joue plus son rôle d’ascenseur social. Un rapport de l’Éducation Nationale affirme qu’il est « absurde et cynique de parler d’égalité des chances ». Pourtant, le collège Jean-Zay à Lens (Pas-de-Calais) a décidé de lutter contre cette fatalité. Il est situé entre les cités HLM et les maisons ouvrières, 70 % des élèves sont boursiers et viennent de milieux défavorisés. L’objectif de l’équipe pédagogique : lutter contre l’absentéisme et en découdre avec l’échec scolaire. Et le succès est au rendez-vous : au brevet des collèges, le taux de réussite est supérieur à la moyenne nationale.

Dès 23 heures, grand débat animé en direct par Bernard de La Villardière

Dès 23h45 le documentaire « Oubliés ou sacrifiés : la révolte des classes moyennes

Enquête autour de ces familles sur le fil, dont le niveau de vie s’érode et parfois bascule. Soumises à la pression fiscale, bénéficiant de peu d’aides sociales, ces « forces vives » du pays ont le sentiment de s’appauvrir et de ne plus bénéficier d’une ascension sociale dans la société comme les générations précédentes. Ni riches, ni pauvres ce sont la grande masse des employés dans les entreprises mais aussi les fonctionnaires, les infirmières, les petits patrons qui vivent aujourd’hui dans l’angoisse du déclassement. Comment font-ils pour maintenir la tête hors de l’eau ? Horaires à rallonge, économies tous azimuts, ce sont bien souvent les solidarités familiales qui leur permettent de s’en sortir.

Extrait vidéo

Petit extrait vidéo de ce qui vous attend ce soir

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