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Capital du 5 octobre 2025 : sommaire et reportages – Julien Courbet vous propose ce dimanche soir sur M6 un nouveau numéro inédit de « Capital ». Aujourd’hui il a pour thème : « Shein – Temu : ce que nous cachent les géants du e-commerce ».
A découvrir dès 21h10 sur M6 et en replay sur M6+.

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Capital du 5 octobre 2025 : sommaire et reportages de ce soir
Shein – Temu : enquête sur la face cachée des géants chinois
Une robe à la mode à 10 euros, une brosse à dents électrique à 3 euros ou encore un tapis de salon à moins de 5 euros : pour s’imposer dans nos foyers, Shein et Temu ne reculent devant rien. En 2024, les Français ont dépensé près de 5 milliards d’euros sur ces deux plateformes, une offensive qui inquiète les commerçants traditionnels. Pendant six mois, Capital a mené l’enquête sur les coulisses méconnues de ces mastodontes du e-commerce chinois. Comment réussissent-ils à produire toujours plus vite et toujours moins cher ? Quelles sont leurs stratégies pour capter notre attention ? Et comment les enseignes françaises tentent-elles de riposter ?
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Avec 50 000 nouvelles références ajoutées chaque jour, Shein est aujourd’hui le premier vendeur de vêtements en France. L’entreprise affirme ne fabriquer que les articles plébiscités par les consommateurs, limitant ainsi les invendus. Une réalité partielle, car notre enquête a mis en lumière une zone d’ombre : le traitement des retours. Que deviennent ces produits renvoyés par les clients ? Comment Shein les revend discrètement sur des circuits parallèles ?
De son côté, Temu vise un objectif clair : dépasser Amazon. Sa stratégie repose sur la gamification des achats. Inspiré des mécaniques des jeux vidéo, le site pousse les utilisateurs à revenir quotidiennement. Mais gare aux produits proposés : certains contiendraient des substances cancérigènes interdites en France.
Face à ces géants, les fabricants français se divisent. Certains choisissent la coopération, comme Perle Diffusion, basée à Lunel (Hérault), spécialisée dans le Bubble tea et récemment installée sur la marketplace de Temu pour dynamiser ses ventes. D’autres préfèrent résister, à l’image de Promod, symbole de la mode abordable. L’enseigne a contre-attaqué avec un plan ambitieux : baisse des prix, gestion ultra-précise des stocks et offensive sur les réseaux sociaux. Capital a pu découvrir en exclusivité les dessous de cette stratégie anti-Shein.
Petits prix, gros business : la revanche des rois des bazars
On les croyait dépassés, promis à disparaître. Pourtant, les bazars, ces commerces où l’on trouve de tout, renaissent. « Marché aux Affaires », « C’est deux euros » ou « Bazarland » : ces enseignes prospèrent. Aujourd’hui, 2 500 magasins couvrent la France, soit deux fois plus qu’il y a dix ans ! Ils tiennent tête à Amazon, Shein et Temu. Mais comment ont-ils réussi à tirer leur épingle du jeu ? Sur quels produits s’appuient-ils pour se démarquer ?
Ces commerces ont su affiner leur offre en misant sur des articles que les consommateurs préfèrent acheter en magasin : produits encombrants, vaisselle, objets fragiles. Grâce à des prix fixes, un approvisionnement européen et un parcours client repensé, leurs ventes explosent. Leur atout majeur : proposer des produits conformes aux normes européennes, de qualité correcte, mais à très petit prix.
Marc de Bisschop, à la tête de « C’est deux euros », et Patrick Georges, dirigeant de « Bazarland », incarnent cette renaissance. Fins stratèges et négociateurs redoutables, ils redonnent vie à un modèle que beaucoup croyaient dépassé. Enquête sur ces nouveaux rois des bazars.




