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Capital du 1er février 2026 : sommaire et reportages – Julien Courbet vous propose ce dimanche soir sur M6 un nouveau numéro inédit de « Capital ». Aujourd’hui il a pour thème : « Argent des maires : enquête sur le grand dérapage ».
A découvrir dès 21h10 sur M6 et en replay sur M6+.

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Capital du 1er février 2026 : sommaire et reportages de ce soir
Note de frais : révélations sur ces élus qui mènent grand train
Les frais de représentation, censés couvrir les obligations liées à la fonction de maire, peuvent parfois donner lieu à des dépenses très éloignées de l’intérêt général. Cette enveloppe annuelle de plusieurs milliers d’euros est rarement contrôlée de près. À Aix-en-Provence, Capital s’est penché sur les achats de Sophie Joissains : depuis 2021, près de 10 000 euros auraient été consacrés à des soins esthétiques, parfums et vêtements payés par la mairie. Au Barcarès, à l’approche des municipales, le maire multiplie les initiatives spectaculaires : champagne distribué aux habitants, village de Noël fastueux et immenses lettres “Barcarès 2026”. Un engouement pour ces installations géantes dont profite notamment l’entrepreneur sedanais Cyril Hourriez, porté par la démesure de certains élus.
Vidéosurveillance : des millions d’euros bien investis ?
La sécurité s’impose comme un thème majeur des élections municipales, poussant de nombreuses communes à investir massivement dans la vidéosurveillance. À Fronton, petite ville de 7 000 habitants déjà équipée de 50 caméras, le maire veut encore doubler le dispositif, un marché très convoité par les entreprises spécialisées. À Saint-Germain-en-Laye, 3 millions d’euros par an sont consacrés à un centre de supervision ultramoderne qui pilote 350 caméras en continu. Pourtant, ces investissements colossaux se révèlent parfois inefficaces : matériel obsolète, angles de vue mal pensés ou caméras obstruées rendent certaines images inutilisables. Une réalité embarrassante pour un sujet présenté comme prioritaire.
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Normes et paperasse : quand la folie administrative ruine nos mairies
Dans les communes françaises, le moindre projet se heurte à une accumulation de règles toujours plus nombreuses — près de 400 000 normes aujourd’hui. Cette inflation réglementaire complique la tâche des élus et alourdit considérablement les budgets. À Vertou, la rénovation de l’hôtel de ville a ainsi englouti plus de 5 millions d’euros, soit presque tout le budget annuel de travaux, bloquant d’autres projets municipaux. Pour s’y retrouver, certaines mairies font appel à des cabinets spécialisés, dont les services coûtent cher. Pendant que les élus dénoncent cette complexité, certains secteurs économiques, comme les fabricants de mobilier urbain ou d’aires de jeux, tirent profit de ces obligations toujours plus strictes.




